Les Enfants de la Lune
A vos plumes !
Bonjour,
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Amicalement, en espérant vous voir bientôt sur le forum.
xAudrey =)


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 Les Enfants de la Lune

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MessageSujet: Les Enfants de la Lune   Lun 1 Mar - 20:54

Bonjour,
Je vais vous présenter le début d'un roman que je suis entrain d'écrire.

Voici un résumé rapide:
Citation :
Il est bien difficile de se retrouver seule dans ce vaste monde. Et d'autant plus, si la chose qui vous rattache à votre passé n'est qu'un bout parchemin qui laisse perplexe.
« Chère Ayla, si tu lis ce papier c'est que tu viens d'avoir 15ans et que tu te retrouves perdue au milieu de nul part. J'en suis désolée. Sache que de grandes choses vont t'arriver. »
Heureusement pour elle, des alliés plus ou moins inattendus lui permettront de poursuivre sa destinée et découvrir une partie de son passé.

Et voici le début qui pourrait être un prologue mais qui n'en ai pas un parce que je n'aime pas trop les écrire =P. C'est juste le début du premier chapitre pour vous donner envie.
Citation :
Le Réveil


Un léger bruit la réveilla. Elle ouvrit les yeux. Le soleil levant éclairait magnifiquement la pièce par les interstice des morceaux de bois. Quelque chose lui frôla le bras, elle tourna la tête et aperçus un mouton. Que faisait-il ici? Elle se releva et s'appuya sur ses avant-bras. Il y a avait des moutons partout. Mais que faisait-elle dans une bergerie? Elle mit sa main des ses cheveux et les ramena vers l'arrière. Tous cela n'était vraiment pas normal. Elle reposa sa main au sol, en plein dans une crotte de mouton, c'était hideux. Elle se leva et se dirigea vers l'abreuvoir pour se nettoyer les mains. Les bêtes boiront de l'eau sale mais ce n'était pas son affaire. L'eau était plutôt claire et elle distinguait plutôt bien son reflet, qu'elle ne reconnu pas. De grandes boucles brunes tombaient sur un fin visage pale duquel ressortaient de pulpeuses lèvres bien roses et grands yeux violets. Mais ce n'était pas son visage! Elle réfléchit, mais elle ne savait plus à quoi elle ressemblait avant. Ou peut-être, peut-être avait-elle perdu la mémoire. Peut-être ressemblait-elle à cela alors. Elle réfléchis à ce qu'elle avait bien pu oublier d'autres... Tous. C'est horrible, elle venait de se rendre compte qu'elle avait tout oublié. Elle ne connaissait pas son prénom, ni son age, ni le visage de ses parents, ni rien du tout. Elle me retourna horrifiée et s'appuya de manière nonchalante contre l'abreuvoir. Son regard divagua dans la petite bergerie. Elle devait compter une petite trentaine de moutons, ça devait être un modeste berger. Son regard tomba sur un parchemin déchiré, là où elle se trouvait lorsqu'elle s'est réveillée. Elle alla le quérir rapidement, peut être contenait-il des informations sur elle, en espérant qu'elle sache toujours lire.
« Chère Ayla, si tu lis ce papier c'est que tu viens d'avoir 15ans et que tu te retrouves perdue au milieu de nul part. J'en suis désolée. Sache que de grandes choses vont t'arriver. »
[...]

Qu'en pensez-vous?

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MessageSujet: Re: Les Enfants de la Lune   Ven 12 Mar - 15:39

J'aime. Et en plus j'ai déjà lu la suite Razz

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MessageSujet: Re: Les Enfants de la Lune   Dim 14 Mar - 13:20

Le Réveil

Un léger bruit la réveilla. Elle ouvrit les yeux. Le soleil levant éclairait magnifiquement la pièce par les interstice des morceaux de bois. Quelque chose lui frôla le bras, elle tourna la tête et aperçus un mouton. Que faisait-il ici? Elle se releva et s'appuya sur ses avant-bras. Il y a avait des moutons partout. Mais que faisait-elle dans une bergerie? Elle mit sa main des ses cheveux et les ramena vers l'arrière. Tous cela n'était vraiment pas normal. Elle reposa sa main au sol, en plein dans une crotte de mouton, c'était hideux. Elle se leva et se dirigea vers l'abreuvoir pour se nettoyer les mains. Les bêtes boiront de l'eau sale mais ce n'était pas son affaire. L'eau était plutôt claire et elle distinguait plutôt bien son reflet, qu'elle ne reconnu pas. De grandes boucles brunes tombaient sur un fin visage pale duquel ressortaient de pulpeuses lèvres bien roses et grands yeux violets. Mais ce n'était pas son visage! Elle réfléchit, mais elle ne savait plus à quoi elle ressemblait avant. Ou peut-être, peut-être avait-elle perdu la mémoire. Peut-être ressemblait-elle à cela alors. Elle réfléchis à ce qu'elle avait bien pu oublier d'autres... Tous. C'est horrible, elle venait de se rendre compte qu'elle avait tout oublié. Elle ne connaissait pas son prénom, ni son age, ni le visage de ses parents, ni rien du tout. Elle me retourna horrifiée et s'appuya de manière nonchalante contre l'abreuvoir. Son regard divagua dans la petite bergerie. Elle devait compter une petite trentaine de moutons, ça devait être un modeste berger. Son regard tomba sur un parchemin déchiré, là où elle se trouvait lorsqu'elle s'est réveillée. Elle alla le quérir rapidement, peut être contenait-il des informations sur elle, en espérant qu'elle sache toujours lire.
« Chère Ayla, si tu lis ce papier c'est que tu viens d'avoir 15ans et que tu te retrouves perdue au milieu de nul part. J'en suis désolée. Sache que de grandes choses vont t'arriver. »
Elle connaissait son prénom et son age à présent, c'était un début. Elle regarda le bout de parchemin plusieurs fois pour trouver d'autres indices, mais elle ne découvrit rien. Des pas résonnèrent à l'extérieur de la bergerie. Ayla ne devait pas être là, elle le savait mais il n'y avait aucun moyen de fuir. Le vielle porte en bois s'ouvrit laissant pénétrer un flot de lumière dans le pièce. Ayla paniqua, elle froissa le parchemin et le coinça dans son vieux pantalon en toile. Elle aperçus une pelle derrière l'abreuvoir, elle courra, sauta au dessus de ce dernier et pris la pelle, prête à se défendre. Le berger avait vu toute la scène, déboussolé. C'était un vieillard, un petit homme bossu marchant à l'aide d'une canne avec de grosses lunettes rondes bien trop basses sur son nez.
-Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici?, cria-t-il.
La jeune fille ne savait quoi répondre. Elle savait son prénom certes, mais c'est tout et elle ne savait pas pourquoi elle était ici, ni comment elle y était arrivée. Alors elle resta muette, toujours sur ses gardes, la pelle dans les mains. De nouveaux bruits de pas raisonnèrent.
-Père ? Pourquoi as-tu crié ?, demanda la voix d'un jeune homme.
Il entra à ce moment-là, c'était plus un homme qu'un jeune homme. Il devait bientôt atteindre la quarantaine. C'était un homme de grande taille bien bâti, il avait un visage plutôt carré et les pattes de ses cheveux commençaient déjà à grisonner. Lorsqu'il aperçus la jeune fille avec une pelle, il prit un bâton qui devait être devant la porte et s'approcha d'Ayla, elle recula de quelque pas mais garda la tête haute et sa pelle en garde. L'homme s'arrêta à deux mètres d'elle et il se regardèrent dans les yeux un moment. Puis tout à alla trop vite pour qu'Ayla puise comprendre ce qu'il se passait. L'homme frappa à un endroit précis de la pelle, tous près de ses mains, ce qui la désarma, il lâcha son bâton lui pris les mains et les coincèrent dans son dos. Elle se débattu autant qu'elle pu mais l'homme était bien plus fort et il la maitrisa rapidement. Il lui intima calmement de se calmer et la fis marcher, toujours les bras coincés dans le dos, à l'extérieure de la bergerie.
Lorsqu'ils sortirent de la grange, le flot de lumières aveugla Ayla. Elle battis plusieurs fois des paupières pour faire passer les taches qui obstruaient sa vue. La bergerie donnait sur un panorama somptueux. Devant la jeune fille, s'étendaient des centaines de mètres de champs dorés, qu'illuminait magnifiquement le soleil. Il s'agissait de pâtures en majorité mais aussi une parti de tournesol et de blés. Des caquettements de poules attirèrent son attention sur la gauche. Devant une immense grange rouge, des poules picoraient, tous près des lapins, toujours enfermés dans leurs cages. L'homme ne lui permit d'admirer plus le paysage, tous nouveau pour cette amnésique, et la force à marcher. Ils se dirigèrent à droite de la bergerie, derrière celle-ci, il y avait la petite chaumière des fermiers. Elle était plutôt rustique, mais elle avait du charme. L'homme fit entrer Ayla dans la maison. Et le vieux monsieur les suivait en clopinant.
L'intérieur de la maison était simple. Une petite table en bois, entouré de deux bancs et deux sièges avec accoudoirs aux extrémités, avec pour seul ornement un bouquet de tulipes fraichement cueillis. Un petit buffet était surmonté d'un portrait de famille, surement peints par un badaud. Et un rocking-chair se trouvait dans le coin près de la porte. L'homme essaya Ayla de force sur une des chaises et attacha ses mains sur les accoudoirs avec une épaisse ficelle. Il alla ensuite cherche l'autre chaise et la place devant la jeune fille avant de s'asseoir. Le vieil homme quant à lui s'était installer dans le rocking-chair et se balançait rêveusement. L'homme et Ayla se défièrent longuement du regard dans un silence que seul le balancement du rocking-chair venait rompre.
-Comment t'appelles-tu, jeune fille, commença calmement l'homme.
Ayla ne répondit pas, pas que cela la gênait mais elle ne voyait pas en quoi cela aurait intéressé l'homme. Ce dernier attendit sa réponse, fixant la jeune fille dans les yeux.
-Je t'es demandé quel était ton nom, articula-t-il en gardant son calme.
-Ayla, marmonna-t-elle.
-Comment ? Je n'ai pas entendu, répète plus fort!
-Je m'appelle Ayla.
-Très bien, Ayla. Peut-tu m'expliquer ce que tu faisais dans ma bergerie?
-Je ne sais pas, dit-elle après réflexion.
-Tu ne sais pas, réellement... Tu devrais parler avant que je m'énerve tu sais. Parce que si tu compare le diamètre de mes bras à la finesse de on visage, tu sais que tu pourrais finir avec de douloureuses traces.
-Je vous dis que je ne sais pas!, commença-t-elle en s'énervant. Je me suis réveillée, et j'étais là-bas autour des moutons.
-Hum hum, fit-il en faisant semblant de la croire. Et as-tu une idée de comment tu es arrivé, ici?
Mais Ayla baissa la tête et resta silencieuse.
-Aucune idée? Tu n'aurais pas abusé d'un quelconque alcool par exemple.
-Je ne pense pas...
-Et que penses-tu alors ?!, s'énerva-t-il.
-Vous voulez vraiment le savoir ?
-Bien sur, je ne te poserais la question autrement!
-Et bien, je crois que je suis arrivé ici.. par magie, fini-t-elle dans un chuchotements.
L'homme partit d'un long fou rire. Et ce fut douloureux pour Ayla d'être prise ainsi pour une imbécile. Mais elle ne dis rien. L'homme commença à se calmer et lui dit entre deux hoquets:
-Chère petite, cela fais plus de 50ans qu'aucun sorcier n'est apparu dans le coin. Mais quel age as-tu, au fait? Demanda-t-il plusieurs minutes plus tard.
-Je dois avoir 15ans...
-«Tu dois avoir» Tu es vraiment très étrange. Vu ton age, je vais devoir t'amener à la Garde qu'ils te rendent à tes parents.

Elle ne retrouverait pas ses parents aujourd'hui. Ayla en était certaine mais elle ne dit rien. L'homme l'avait détachée, et il déambulait a présent dans l'immense rue pavé de la ville. Les maisons étaient presque toutes identiques, faites de chaux,de bois. Après plusieurs mètres, ils s'arrêtèrent devant la Garde. Il s'agissait de deux hommes en uniforme gris, l'insigne de la Garde accroché au niveau de la poitrine, et un haut de forme bleu clair. Celui de droite avait une barbe vraiment très longue, avec laquelle on aurait pu facilement faire une épaisse natte. L'autre en revanche avait une toute petite moustache rousse.
-Messieurs, cette jeune fille s'est introduite dans ma bergerie cette nuit. Je ne porterais pas plainte, aucun mal n'as été commis. Mais comme elle n'as pas encore atteint la majorité, je me doit de vous la remettre pour que vous la rendiez à ses parents.
-Bien monsieur.
-Merci.
Et il partit sans un mot de plus. Les gardes la regardèrent longuement comme s'ils attendaient quelque chose d'elle.
-Qui sont tes parents ? Où habitent-ils jeune fille?, demanda celui de droite.
-Je ne sais pas, Messieurs. Je ne les connais pas, avoua-t-elle tête baissée.
-Très bien, tu vas être conduite à l'orphelinat, suis-nous.
Et ils partirent tous trois en direction d'une calèche, tirée par deux Purs-Sangs, aux couleurs de la Garde, qui la conduirait dans sa prochaine résidence.

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MessageSujet: Re: Les Enfants de la Lune   Sam 15 Mai - 22:55

Hey, j'aime beaucoup Smile

Tu écris très bien et l'histoire d'Ayla est intrigante. Je me demande vraiment comment elle est arrivé là et pourquoi elle a perdu la mémoire.
D'après le résumé, elle se fait des alliés, le berger n'en deviendra pas un ? Enfin j'espère pas car il s'est vraiment moqué d'elle !
En plus tout est bien décrit Smile.
Par contre, il y a quelques fautes d'inattentions ><.
Mais sinon, j'attends la suite avec beaucoup d'impatience Smile

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MessageSujet: Re: Les Enfants de la Lune   Dim 16 Mai - 17:44

L'Orphelinat des Fontaines


Après une heure de voyage, dont la moitié au milieu de nul part, la calèche s'arrêta enfin, et Ayla et les deux gardes sortirent. Ils se trouvaient devant une énorme grille métallique et un mur de pierres de plusieurs mètres de haut. Cela ressemblait plus à une prison qu'à un orphelinat. Quelqu'un vint leur ouvrir la grille, c'était un homme, plutôt grand avec de l'embonpoint. Il entrebâilla la grille, rabaissa sa capuche et annonça, comme s'il récitait une leçon:
-Bonjour, je suis le Père Evan. Bienvenue à l'Orphelinat religieux des Fontaines. Que puis-je faire pour vous ?
-Nous sommes la Garde, on vous amène une jeune fille sans père ni mère, lui apprit le roux.
-Très bien . Qu'elle entre, merci messieurs.
Ayla rentra et les gardes partirent. Il y avait devant elle, une petite allée de quelques mètres, entourés d'herbes mal soignées, et au bout de cette allée, se dressait le bâtiment principal. Il était imposant, en pierre, avec une immense porte en bois au dessus de laquelle était gravé «Orphelinat Religieux des Fontaines». Cette endroit donnait la chair de poule à Ayla. Après avoir refermé la grille, le père Evan avança lui ouvrit la porte et la fis entré à l'intérieur. Il y avait une petite fontaine, où l'eau sortait de la bouche d'un cheval, mis à part cela, c'était une entrée sobre. Le Père la fit déambuler dans un couloir avant d'entrer dans un bureau. C'était le bureau de la Mère Supérieure, comme la disait la plaque sur la porte. Il frappa a la porte, la fit entrer puis partis. Elle se retrouva devant un grand bureau en chêne derrière lequel trônait la Mère Supérieure. C'était une femme d'un cinquantaine d'années. Elle avait de longs cheveux blancs qui ondulaient bien bas. Elle fit signe à Ayla de s'asseoir.
-Bonjour Mademoiselle, je suis la Mère Supérieure. Ici, c'est moi qui détient l'autorité. Je suis quelqu'un de plutôt gentille mais tu n'as pas intérêt à arriver dans mon bureau trop souvent. Est-ce bien clair ?
-Oui, Madame.
-Mère, s'il te plait.
-Bien, Mère.
-Bien, passons au formulaire. Comment t'appelles-tu?
-Ayla.
-Ayla comment? , demanda-t-elle les yeux baissé sur la feuille qu'elle griffonnait.
-Je ne sais pas.
-Comment ça tu ne sais pas? Tu es vieille, tu as connus tes parents, tu as bien un nom.
-Surement, mais j'ai oublié...
-Je vois. Et que sais tu exactement sur toi ?
-Je m'appelle Ayla et j'ai 15ans.
-C'est un début, lanca-t-elle sarcastique.
Ayla aurait voulu ajouter qu'elle était destinée à de grandes choses mais cette partie là n'était pas fondée donc elle abstenu. La Mère lui souhaita de se plaire ici. Elle lui tendit une carte grossière de l'Orphelinat ,lui annonça que Père Evan, l'emmènerais à son dortoir, que des vêtements de l'orphelinat seront sur son lit, que les repas sont servis à 8h, 12h et 19h précise, que le couvre-feu était à 21h et qu'elle devait se rendre en cours à partir du lendemain seulement à partir de 9h, en n'oubliant la prière de 8h30 d'ici là elle lui conseilla d'aller à la bibliothèque apprendre l'histoire du pays et d'autres choses qu'elle avait surement oublié. Mais Ayla n'avait pas vraiment suivis son discours. Elle la salua et sortit. Le Père Evan était devant la porte et la conduisit à son dortoir. Pour cela, il prirent un couloir qui les mena dans une cour intérieur. Celle-ci était magnifique, grande l'herbe était bien verte et tondu, il y avait des pousses de fleurs dans les coins, de très belles fleurs, des roses blanches et des violettes. Et au centre, se dressait une immense fontaine, des jets d'eau sortaient des bouches de 6 sirènes dans un immense bassin recouverts de décorations. Ils traversèrent la cour et Ayla en profita pour effleurer l'eau de ses longs doigts fins. Ils entrèrent dans un autre bâtiment, longèrent un couloir et entrèrent dans la pièce du fond. C'était une pièce pas très grande. Il y a avait quatre lits, deux de chaque côtés de la pièce séparés pas leur chevet respectif, de l'autre côté des lits, il y avait un petit bureau qui serrait l'armoire personnel de chacun contre le mur. Il y a avait une unique fenêtre au fond, et c'était tout. Le lit d'Ayla était au fond à gauche. Les draps et couvertures étaient pliées au bout du matelas à cotés de quatre chemises grises, deux pulls rayées noir et gris, deux pantalons en toiles beiges et quatre caleçons blancs. Sur le bureau, étaient posés deux cahier vierge, une plume et de l'encre. Le Père Evan lui appris qu'il y avait deux autres jeunes filles dans sa chambre. Il lui demanda de mettre des vêtements propres, d'aller déposer ses anciens dans la laverie à l'autre bout du couloir et de se rendre au réfectoire ensuite, dans le bâtiment adjacent. Puis il prit congé de la jeune fille. Ayla se changea, ses nouveaux vêtements étaient plus confortable. Lorsqu'elle retira son pantalon, le morceau de parchemin tomba, elle l'avait presque oublié, elle s'assit sur son lit, et le relut à nouveau. Elle fut soudain frappée par un détail, le «désolée» était au féminin, peut-être était-ce sa mère qui lui avait écrit ce mot, mais pourquoi sa propre mère la rendrait-elle amnésique et la ferait se retrouver seule? Ayla ne savait pas quoi penser, elle cacha le parchemin entre les pages d'un de ses cahiers et tenta de se changer les idées. Elle essaya de faire son lit, mais en vain, elle ne savait plus dans quel ordre mettre les draps, tant pis, elle demanderais à ses camarades de chambres se soir. Elle prit ses affaires sales et les amena à la laverie avant de se rendre au réfectoire. La pièce était grande est lumineuse, les murs étaient blancs mats, et le sol était en pierre beige. Une dizaine de rangés de tables étaient entourés de bancs, et l'on devait aller chercher son repas au self sur la gauche. L'endroit était bruyant, les plus jeunes étaient attablés. Ayla alla chercher son repas, un cassoulet, s'assit en bout de table et mangea rapidement. Lorsqu'elle repartit, beaucoup d'autres orphelins étaient arrivés et nombreux étaient ceux qui la fixait, mais elle resta impassible et sortit du réfectoire sans mots-dire.
Ayla ouvrit la porte en chêne sur laquelle était gravé le mot «bibliothèque», et entra dans une pièce peu lumineuse. De nombreuses rangées de hautes étagères pleines de vieux livres étaient disposées parallèlement jusqu'au fond de la salle, avec une petite table entouré de quatre chaises entre chaque. A droite de la porte, un jeune homme était assis derrière un bureau entrain de lire un livre, sans remarquer la jeune fille. Elle s'avança entre les rayons ne sachant dans lequel pénétrer. Bizarrement, elle se sentait à sa place. Elle devait aimer venir dans les bibliothèques dons son ancienne vie. Le jeune homme la héla. C'était un homme plutôt grand, chauve et aux yeux d'un bleu très foncés.
-Jeune fille! Que fais-tu ici pendant les cours ?
-Je suis nouvelle. La Mère Supérieure a déclaré que je n'irais en cours que demain et qu'il serait bien que je me rende à la bibliothèque d'ici là.
-Ah, c'est donc toi...Ayla, dit-il après réflexion. Je suis Frère Benoit. Viens par là. Il faut que je te donne des livres à lire. Tu peux prendre ton temps, mais plus tu les auras assimilés vite, mieux tu pourra suivre les cours.
Il lui donna trois ouvrages, vieillis par le temps, «L'histoire d'Anarphée», «La Faune et la Flore du Continent» et «La vie par delà la Mer de l'Est». Ayla s'assit à une table et commença immédiatement le premier livre.
«L'histoire d'Anarphée, écrit en l'an 476 par Mr Bernard.
Le continent d'Anarphée est une terre nouvelle pour bien des hommes. Elle a été découverte par le navigateur Toluris, il y a plus de quatre siècles. Son équipage étant à cours de nourriture, ils s'étaient échoués dans la péninsule au Nord du continent, et le Navigateur lui donna son nom. Comme l'endroit lui paraissait habitable, il renvoya quelque uns de ces hommes sur leur terre d'origine pour annonça la découverte et y faire venir des familles. La péninsule de Toluris se peupla rapidement, mais ils découvrirent vite que ce n'était pas le bonne endroit pour un village entier, le Navigateur envoya donc des expéditions aux quatre coins du continent. Elles étaient dirigés par Mr Fabre, pour l'expedition à l'Ouest du continent, Mr Tom pour l'Est et Mr Osumnus pour le Sud. Seul ce dernier ramena de bonnes nouvelles. Mr Tom revint très peu de temps après son départ et apprit qu'à l'Est, il n'y avait qu'un chaine de Montagne, ce que ne serait pas pratique pour tout un peuple. Mr Fabre et son équipe, eux, ne revinrent jamais, surement tués par des bêtes du Désert par lequel ils avaient voyagé. Mr Osumnus appris qu'au Sud, après le Désert, se trouvait des grandes terres, cultivables en majorité, et des animaux passifs dont ils pourraient se nourrir. Content de la découverte de son explorateur, Toluris donna de la nom de ce dernier à leur nouveau village, et ils firent voyager tous le village vers cette nouvelle terre.
Plusieurs dizaines d'années plus tard, après une vive altercation, un homme, du nom d'Ysalis, s'exile du village accompagné de sa famille et d'amis. Ils partent vivre en nomade dans le Désert, qui reçut son nom par la suite. Contre toute attente, ils réussirent à y survivre. A présent, plusieurs groupes de nomades vivent dans le Désert d'Ysalis.
»
Ayla trouvait la création du continent passionnante, mais ce qui suivait ne parlait que des différents grands personnages d'Anarphée et cela importait peu pour la jeune fille. Elle tourna les pages rapidement et tomba sur un sujet qui l'intéressait «La Sorcellerie en Anarphée».
«Au temps de nos ancêtres, sur notre terre natale, la sorcellerie était reconnu mais fortement prohibée. Toute personne suspecté d'acte de sorcellerie était bruler sur le bucher sur la place public. Lors de la découverte d'une nouvelle terre, nombre de sorciers immigrèrent espérant une meilleure vie, et ce fut le cas. Ils furent reconnu et autorisés à exercer comme bon leurs semblaient tant que cela n'allait pas au delà des limites de la lois. Mais dans une terre où leurs pouvoirs étaient enfin respectés, les sorciers repoussèrent de plus en plus les limites afin d'atteindre satisfaction, puissance, gloire et richesse. Les habitants d'Anarphée débutèrent donc une chasse aux sorciers trois siècles après leurs autorisation d'exercer. Tout d'abord, il déposèrent une affiche sur la place publique annonçant qu'ils condamnerait tout acte de sorcellerie qui ne serait pas utiliser à des fins publiques et respectables. Tous le continent les chassa, beaucoup d'entre eux fuirent Anarphée, d'autres les affrontèrent de faces, mais des sorciers voulant garder leurs statuts respecter participèrent à la mise à morts des sorciers avides de pouvoirs. Une poignée partis dans la Foret d'Orphée ou les Montagnes du Mistral mais personnes ne sut ce qu'ils devinrent. Après cette chasse de plus de trente ans, ils ne restaient plus qu'une demi douzaine de sorciers à Osumnus, mais ils étaient vieux et sans descendances. Le dernier sorcier, Maitre Lou, décéda il y a vingt ans et emporta les dernières traces de sorcellerie du contient avec lui.»
L'homme de la bergerie avait donc raison, elle n'avait pas pus se retrouver là-bas par magie. A moins, que les exiler de la Foret ou des Montagnes aient survécu... Elle se souvint alors que l'homme lui avait appris qu'il n'y avait plus eu de sorciers depuis plus de 50ans, cela signifiait que ce livre avait une trentaine d'année. Elle prit les livres et se dirigea vers la sortie.
-Excusez-moi Frère Benoit, en quel année somme-nous ?
-Nous somme en l'an 502, jeune fille, dit-il en ne levant même pas les yeux de son livre.
Ayla le remercia et se rendit à sa chambre. La jeune fille posa les livres sur son bureau et s'affala sur son lit. Elle était seule, complétement seule sans aucune attache. Elle se mit à se demander si quelqu'un là d'où elle venait avait remarquer sa disparition, si ses amis, ses parents pensaient à elle, si elle leur manquait. Après un long moment à pensée, elle se dit qu'elle allait devenir folle à ne faire que penser dans le vide, alors elle se mit à son bureau, ouvrit un carnet, trempa la plume dans l'encre et commença à écrire, en s'important peu de savoir si elle devait le garder pour autre chose.
« Jour 1. Apparemment, je m'appellerais Ayla et j'aurais 15ans. Je suis une amnésique, probablement orpheline qui s'est réveillée autour de moutons avec un bout de parchemin pour seul passé. On m'as envoyé à l'Orphelinat des Fontaines. J'ai l'impression d'être en cage. Tout le monde me regarde étrangement comme si je venait d'une autre planète.
On m'as donné des livres à la bibliothèque. J'y ai appris les débuts du continent, et son nom aussi bien sur, je l'avais oublié comme tout le reste...Mais dans ce livre, j'ai surtout appris que ma thèse n'était que très peu probable. En effet, j'étais persuadé d'être arrivé dans cette grange, sans souvenirs, par magie. En même temps, cela concorde plutôt bien. On peut difficilement supprimé les souvenirs de quelqu'un autrement que par magie et ce mot prévoyait ma disparition on dirait. Mais le livre dit que le dernier sorcier a disparu il y a 50ans. Mais je ferais des recherches à la bibliothèques, peut-être que se retrouver seule et sans souvenirs le jour de ses 15ans est une étape dans un quelque conque rite qui pourrait me donner une petite idée sur qui je suis.
»
Ayla referma le cahier d'un geste vif, la porte venait de s'ouvrir. La jeune fille regarde les nouvelles venues, elles devaient être un peu plus jeune qu'elle.
-Bonjour, hésita la première, une blonde toute petite et toute maigre. Qui es-tu?
-Je m'appelle Ayla, je viens d'arriver, je suis dans votre chambre.
-D'accord, moi c'est Anna et elle c'est Kenya.
Ayla n'avait pas envie d'engager une conversation. Elle leur fit un signe de tête et continua le livre qu'elle avait déjà commencé. Plus tard dans la soirée, elle alla manger, puis faire sa toilette, seule et en silence. Ses camarades de chambre l'aidèrent à faire son lit sans un mot, puis elles se couchèrent. Couché dans son lit, la jeune fille relisait le mot à la lueur de la lune et se posa des milliers des questions mais la journée avait été éprouvante et elle s'endormit rapidement.


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